L’impact du mouillage répétitif :
A chaque manœuvre de mouillage, l’ancre dérape, puis « croche ».
La chaîne, sous l’effet de la houle et du vent, « rague » et balaye le fond sur tout le secteur d’évitage du bateau.
Lors de l’appareillage du navire, l’ancre laboure à nouveau le fond.
Les ravages causés sur toute forme de vie fixée, animale ou végétale, sont importants et particulièrement dramatiques sur l’herbier de posidonie.
D’autre part, la probabilité d’apparition de Caulerpa Taxifolia par colportage accidentel, est directement liée au nombre et à la fréquence des opérations de mouillage.
La formule du mouillage organisé sur corps-morts balisés, pour réduire l’impact néfaste évoqué précédemment, n’est pas satisfaisante.
En effet, la surface permanente occupée sur le fond, associée au balayage répété de la chaîne sur la zone périphérique du corps-mort, stérilise une surface importante de sol.
Conclusion :
Pour le corps-mort, l’impact est parfaitement localisé et permanent, alors qu’il est plus diffus et renouvelé dans le cas du mouillage individuel.
L’agression dans les deux cas reste évidente.
Il faut donc apporter une nouvelle solution technique permettant de concilier : développement des activités nautiques et protection du milieu. |